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PPID (Cushing) chez les chevaux : symptômes, traitement et conseils nutritionnels

Votre cheval souffre-t-il d’une pousse excessive des poils, de fourbure ou d’une baisse de condition physique ? Ces signes peuvent indiquer le syndrome de Cushing, également appelé PPID. Cette maladie hormonale fréquente chez les chevaux âgés nécessite un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée. Découvrez dans cet article tout ce qu’il faut savoir sur les symptômes, les options de traitement et comment une alimentation appropriée peut améliorer la qualité de vie de votre cheval atteint de PPID.
vacht van een oud paard met ppid cushing
vacht van een oud paard met ppid cushing

Le dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse (PPID), connu sous le nom de syndrome de Cushing équin, est la maladie hormonale la plus courante chez les chevaux âgés, touchant environ 20 à 25 % des chevaux de plus de 15 ans. Grâce à une sensibilisation croissante des propriétaires et des vétérinaires, cette affection est de plus en plus diagnostiquée. Cet article vous offre un aperçu complet du PPID, incluant ses symptômes, son diagnostic, son traitement, la nutrition adaptée et l’espérance de vie des chevaux atteints.

Qu’est-ce que le PPID, anciennement appelé maladie de Cushing chez les chevaux ?

Le terme « maladie de Cushing » était autrefois utilisé en raison de similitudes avec cette affection chez l’homme et le chien. Aujourd’hui, le terme scientifique PPID (Pituitary Pars Intermedia Dysfunction) est privilégié. Cette maladie résulte d’un dysfonctionnement d’une partie de l’hypophyse, la pars intermedia, causé par un déficit en dopamine dans l’hypothalamus. Ce déséquilibre entraîne une surproduction d’ACTH, augmentant les niveaux de cortisol et provoquant divers problèmes de santé.

Reconnaître les symptômes

Un diagnostic précoce du PPID repose sur l’identification des symptômes suivants :

  • Pousse excessive du poil (hypertrichose) et retard de mue
  • Léthargie et fonte musculaire
  • Ventre pendulaire
  • Soif et miction excessive (polyurie et polydipsie)
  • Accumulations anormales de graisse
  • Transpiration excessive (hyperhidrose)
  • Infections récurrentes
  • Fourbure
  • Changements de comportement, parfois accompagnés de symptômes neurologiques

Vous suspectez un PPID chez votre cheval ? Un test sanguin mesurant le niveau d’ACTH est actuellement la méthode la plus fiable pour établir un diagnostic. À noter que le coût du test de Cushing peut varier, mais un dépistage précoce permet d’éviter de graves complications.

Causes et évolution du PPID

Bien que cette maladie soit fréquente, sa cause exacte reste encore mal comprise. Cependant, on sait que :

  • Le stress oxydatif entraîne une dégénérescence des neurones dopaminergiques dans l’hypothalamus.
  • Cette dégénérescence entraîne un déficit en dopamine, favorisant une production excessive d’ACTH.
  • Le PPID affecte davantage les chevaux de plus de 15 ans, sans distinction de race ou de sexe.

Peut-on prévenir le PPID ?

Les causes exactes de la dégénérescence de l’hypothalamus restent floues, rendant la prévention difficile. Toutefois, vous pouvez améliorer la qualité de vie de votre cheval en appliquant ces bonnes pratiques :

  • Vermifugations régulières
  • Soins dentaires et parage des sabots fréquents
  • Alimentation équilibrée et conditions de vie adaptées

Alimentation adaptée aux chevaux atteints de PPID

Une nutrition bien pensée joue un rôle clé dans la gestion du PPID. Voici les points essentiels à surveiller :

  1. Eau et électrolytes : Assurez un accès permanent à de l’eau fraîche et à un bloc de sel, surtout pour les chevaux qui transpirent excessivement.
  2. Fourrage de qualité : Optez pour un foin ou une herbe de prairie hautement digestible. Hartog Compact Grass est idéal, notamment pour les chevaux ayant des problèmes dentaires.
  3. Compléments alimentaires selon le poids du cheval :
    • Pour les chevaux maigres : Un aliment pour seniors pauvre en amidon, comme Hartog Senior, aide à maintenir la masse musculaire et à combler les carences nutritionnelles. Cela permet de lutter contre la perte de poids, un symptôme fréquent du PPID.
    • Pour les chevaux en surpoids : Un balancer comme Hartog Essential, riche en vitamine E et biotine, et faible en sucre et amidon, est recommandé.
    • En cas de fourbure : Restreignez l’accès à l’herbe, surtout aux périodes où celle-ci est riche en sucres (printemps, automne ou après une sécheresse).
    • Problèmes dentaires : Privilégiez des aliments hachés ou trempés, comme Hartog Compact Grass ou des bouchons de foin Hartog Haycobs, pour éviter les problèmes de mastication et favoriser une ingestion optimale.

Traitement du PPID : médicaments et soins

Bien que le PPID ne puisse être guéri, ses symptômes peuvent être efficacement contrôlés grâce à un traitement médicamenteux :

  • Pergolide : Ce médicament dopaminergique compense le déficit en dopamine et réduit les niveaux d’ACTH.
  • Suivi médical : Une surveillance régulière des taux d’ACTH via des tests sanguins est essentielle pour ajuster le dosage.
  • Coût du traitement : Le prix des médicaments contre le Cushing varie, mais ils améliorent considérablement la qualité de vie des chevaux atteints.
  • Autres soins essentiels :
    • Entretien régulier des dents et des sabots
    • Toilettage (tondre les poils épais) et offrir de l’ombre et de l’eau fraîche

Grâce à un suivi rigoureux, un traitement adapté et une alimentation spécifique, un cheval atteint de PPID peut conserver une bonne qualité de vie. Son espérance de vie dépendra de la gestion des symptômes.

Conclusion

Le PPID, ou syndrome de Cushing, est une maladie courante chez les chevaux âgés. Il est crucial de détecter les premiers symptômes, comme la pousse excessive du poil, la fourbure et les changements de comportement, afin d’obtenir un diagnostic et un traitement précoces.

Votre cheval présente des signes tels que démangeaisons, amaigrissement ou troubles comportementaux ? Consultez votre vétérinaire et envisagez un test sanguin.

Avec un traitement adapté (pergolide) et une alimentation équilibrée, la qualité de vie d’un cheval atteint de PPID peut être grandement améliorée.

Votre cheval est atteint de Cushing ? Vous hésitez sur son alimentation ? Demandez un conseil nutritionnel gratuit ou contactez-nous dès maintenant !

Sources

  1. Livre : Equine Internal Medicine (Reed, Bayly, Sellon)
  2. Kirkwood NC, Hughes KJ, Stewart AJ. Pituitary Pars Intermedia Dysfunction (PPID) in Horses. Vet Sci. 2022 Oct 10;9(10):556. doi: 10.3390/vetsci9100556. PMID: 36288169; PMCID: PMC9611634.
  3. Livre : Equine Applied and Clinical Nutrition (Geor, Harris, Coenen)
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